Soit dit en passant #6

Il serait bien dommage de passer à côté de ce passionnant article de Maxime Delcourt dans Slate, « Serait-on en train de réhabiliter la variété française ? ». On tient peut-être là une pièce du puzzle, une pièce mise de côté, qu’on ne regardait pas dans le bon sens ou dont on n’avait pas saisi les nuances. Une pièce qui établirait d’autres connexions possibles entre la pop, le rock, le chant en français et la jeune scène actuelle (soit bien des questions qui nous intéressent sur ce blog), via un très inattendu passage par… la variété française.

On ne vous refait pas l’article, il faut aller lire les analyses éclairées de Pharaon de Winter (artiste sélectionné cette année au Chantier des Francos) et celles de Nicolas Michaux (entre autres). De ces derniers, on reprend juste les deux affirmations suivantes, histoire de vous appâter davantage :

« La variété des années 1960 et 1970, c’est aussi une sophistication de fond et de forme qui va de pair avec un succès commercial immense. À l’époque, on faisait le pari de tirer la langue française vers le haut, tout en digérant le jazz, les musiques brésiliennes, le rock ou autre. » Maxime Chamoux, de Pharaon de Winter.

« Je pense que l’on ne comprend pas toujours ce qui se passe au moment où on le vit et j’ai l’impression que l’on commence seulement à redécouvrir le potentiel de ces musiques qui ont toujours refusé de se cacher derrière des maniérismes ou des références anglo-saxonnes. » Nicolas Michaux.

Si vous êtes lecteur d’Unechansonsousinfluence, ça vous titille sûrement un peu…

Ah oui, au cas où ça ne vous titille pas assez : l’article déborde aussi de reprises de Cloclo, Balavoine ou Niagara par la fine fleur de la jeune scène française. Pour ça au moins, il faut vraiment aller le lire.

Quelque chose me dit que cette pièce manquante n’a pas fini de nous occuper…