Sur ces questions d’influence #2

Et vous Mansfield.TYA, vous en pensez quoi de ces questions de langue et d’influences ?

Julia : La question de la langue ? honnêtement, je pense que j’écoute 90 % de musique instrumentale, beaucoup d’électro, et je ne sais souvent pas d’où vient ce que j’écoute.

(acquiescement de Carla – l’autre Mansfield.TYA – et de Flavien Berger, présent lors de la rencontre)

Carla, dans un rire : Mes influences ? petite, j’écoutais Bach. (une pause) C’est fou comme ce que l’on écoute n’est pas le reflet de ce que l’on fait !

Mansfield.TYA, de concert : Dans les faits, on ne choisit pas a priori de chanter en français ou en anglais. D’abord on compose, on se débrouille avec nos instruments, ensuite on avise de la langue qui collera le mieux. Ce qui n’exclue pas que l’on prenne plaisir à écrire spécifiquement dans une langue, pour des questions de sonorité ou de précision. Mais on ne cherche pas à faire des chansons françaises qui sonnent comme l’anglais. On n’en est plus là.

Flavien Berger, qui cherche depuis un petit moment à dire un truc : sur ces histoires d’influence, je peux dire qu’on ma trouvé souvent des filiations avec des artistes que je ne connais pas, cela a été le cas avec Hyperclean par exemple, alors je vais écouter et je suis plutôt flatté de ce qu’on me propose.

Mansfield.TYA : oui, ces influences et filiations viennent souvent après coup, quand il s’agit de ranger les gens dans les bonnes cases. Récemment, on nous a trouvé une parenté avec Brigitte Fontaine, on n’y avait jamais pensé mais on était très contentes. Ce n’est peut-être pas d’influence dont il s’agit, peut-être juste de généalogie.

(propos recueillis en octobre, à La Sirène)