La scène française se porte bien, merci pour elle

À ceux qui s’inquiétaient de ne pas avoir de nouvelles, Christophe Brault et Laurent Charliot apportent un message rassurant : la scène française se porte bien, merci pour elle, elle baigne dans les eaux internationales et explore les diverses faces – face immergée comprise – d’un iceberg à peu près gros comme le monde.

Scène électro (Black Strobe, Yan Wagner, Woodkid…), scène métal (Gojira, Tagada Jones, Benighted…), post-rock (Marvin, Electric Electric…), stoner (Eldeberries, Adam Wood…), post-punk (Frustration, The Lanskies…), pop (Phoenix, Bikini Machine…), le panorama forcément subjectif dressé avec force effet d’Air Guitar par Christophe Brault témoigne d’une diversité et d’une vitalité artistique de la création made in France que l’on ne soupçonne pas toujours si l’on reste le nez sur le trait de côte.

Christophe Brault et Laurent Charliot font la démonstration qu’un nouveau contexte de création et de diffusion, plus pro, mieux équipé, mieux formé, plus ouvert et moins complexé a définitivement ouvert le terrain de jeu des artistes français. Et si la question (franco-française ?) de la langue d’expression semble un peu vite évacuée (on notera la conclusion ironique sur le titre d’Archimède Ça fly away), retenons de cette première conférence d’Une chanson sous influence (c’était le 20 janvier dernier à la médiathèque Michel Crépeau de La Rochelle) que non, la scène française n’est pas en danger, qu’il faut lui faire confiance, qu’elle sait désormais nager où elle n’a pas pied et qu’elle joue avec ses petits copains anglais dans ce grand océan qui borde l’Amérique.