Si vous avez raté le début :

France, années 50. La chanson française renouvelle son important patrimoine autour de quelques personnalités incontournables, qui imposent durablement un modèle canonique de la chanson à texte. Forts de ce solide héritage, quelques zazous n’hésitent pas à singer la musique venue d’outre-Atlantique lors de premières tentatives de « rock français », prétextes à des pochades. Quelques producteurs de disques avisés sentent malgré tout les réelles aspirations de la jeunesse pour une musique qui lui soit tout particulièrement dédiée et mettent en scène de nouveaux artistes empruntant au rock américain mais s’exprimant en français. En réaction à cette vague yéyé succède une autre tendance qui continue à s’exprimer en français mais revisite plus sérieusement les influences anglo-saxonnes, qu’elles soient pop ou folk, sans trop s’éloigner cependant des sentiers balisés de la variété, où brillent paillettes et pépites. Loin de ces brillants horizons, certains puisent dans les influences punk ou rock pour poser les bases d’un nouveau rock français qui fait grand bruit. Tentant une autre synthèse entre chanson en français et musique anglo-saxonne, d’autres expérimentent dans leur coin. Une nouvelle scène française piochent dans les morceaux de cet héritage éparpillé et s’approche alors des micros…